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Vendredi 24 novembre 2006
 

Depuis 4 jours, je traîne une douleur dans le haut du dos, qui est remontée dans le cou, au point que la position assise prolongée n’est plus possible.

Un de mes gentils collègues, en me voyant m’auto-masser le cou m’a proposé de prendre un RDV chez un médecin acupuncteur à Mossoro même. A ces mots, je devins blême : c’est très gentil lui répondis-je, mais ça va pas être possible. Je tiens une tare (rien qu’une) de mon cher papa : la phobie des aiguilles.

Lorsque je dois avoir un rappel de vaccin ou une prise de sang, je dois me mentaliser au moins un mois à l’avance !

Bon nombre de mes amis ont eu l’occasion de voir l’effet que cela peut avoir sur moi. A la vue de l’aiguille qui doit pénétrer ma chair, en moins de temps qu’il me faut pour l’écrire, j’ai des sueurs froides, mes yeux pleurent, mes mains moites tremblent et j’ai l’impression que les murs se resserrent autour de moi. Seule issue : la fuite.

Avec une préparation mentale adéquate, j’y arrive, mais avec beaucoup, beaucoup de mal.

Revenons à nos moutons. J’explique donc le hic à mon collègue, qui appelle aussitôt le médecin en question pour demander si, par hasard, il faisait aussi des massages musculaires.

La secrétaire répond de sa plus belle voix que oui, sans problème, il faisait cela aussi. Soulagée, j’accepte, heureuse de voir une issue à ce mal de cou qui me fatigue tant.

Mon collègue prend donc le RDV pour quelques heures plus tard, en expliquant bien à la secrétaire que j’ai une phobie des aiguilles et que je ne ferai pas de séance « passoire ».

Nous voilà donc arrivés au cabinet du médecin. Il me reçoit, me pose 10000 questions sur mon état de santé (bon, je vous rassure, à part ce mal au cou persistant) et me demande de passer dans une autre pièce pour la suite. Evidemment, lors de la consultation, j’ai réussi à placer plusieurs fois dans la conversation que je ne supportais pas les aiguilles, ni même juste de les voir. Il souriait le bougre.

Etant persuadée que l’information du « NON AUX AIGUILLES » était passée, je me rends confiante dans l’autre pièce, me déshabille pour mettre un sorte de chemise de nuit bien trop large et m’installer sur la table de consultation.

Une aide du médecin entre alors dans la pièce, avec des … choses dans les mains, puis m’explique en sortant des AIGUILLES qu’elles sont vraiment toutes fines et ne font pas mal.

Sans même y réfléchir, je saute de la table, sors de la pièce avec précipitation habillée de cette blouse grotesque, trouve mon collègue, me mets à rire (nerveusement) en essayant d’expliquer à tout le monde dans mon portugais désastreux qu’il était hors de question qu’ils m’enfoncent ces instruments de torture dans la peau, que j’étais juste venue pour un massage, que je ne supportais pas les aiguilles et que s’ils essayaient de m’approcher ou de me forcer, je les mordrais et les réduirais en bouillie… J'étais sur mes gardes, pleurant, riant, tremblant... morte de peur…

Le médecin qui était resté dans son bureau, alerté par mes lamentations, est venu et a vite compris en me voyant que le massage sans aiguille s’avérait nécessaire pour me calmer.

Je sentais que ça allait arriver tout ça, avant même d'arriver chez ce médecin ! Je le savais ! Encore une fois, je n’ai pas suivi mon intuition.

C’est bien la dernière fois de ma vie que je mets les pieds chez un acupuncteur, même juste pour prendre un café. De toutes les façons, je ne bois pas de café…

Avec tout ça, j’ai toujours mal au cou…

par Sophie publié dans : GMS (histoires drôles pas drôles du tout en fait)
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Samedi 18 novembre 2006

Aujourd'hui, un vent très fort a soufflé et nous avons même eu quelques gouttes de pluie. Dé-li-re!
Mais ce dont je voudrais plus vous parler ici, c'est des conséquences du vent.
Les plus romantiques penseront de suite aux jupettes délicatement relevées par le vent, les marins penseront à sortir leur bateau, et les frileux à se couvrir.

Nous étions donc avec mes chers collègues dans notre petit restaurant de tous les jours (voir article). Etant donné qu'aujourd'hui est férié au Brésil (anniversaire de la proclamation de la République), notre table habituelle était occupée par de joyeux lurons trop heureux de ne pas travailler un jour de semaine. Qu'à cela ne tienne, Marco nous prépare deux tables dans le jardin derrière son commerce. C'est un jardin qui a une particularité très intéressante pour notre histoire : il est baigné par l'ombre de manguiers et de cocotiers.
Or sur les cocotiers, on trouve des noix de coco, et sur les manguiers? Oui, bravo, des mangues, vous suivez, c'est un plaisir.
Au beau milieu du repas, on entend un bruit à quelques mètres de la table : une mangue toute verte (et donc bien dure) venait de tomber sous la pression du vent qui venait secouer les branches.
Petit silence, on se regarde, puis on essaye d'oublier que ça aurait très bien pu être sur nos têtes.
J'ai alors raconté à mes collègues qu'aux Philippines (eh oui, encore les Philippines), sur le site où je travaillais, des cocotiers étaient plantés tous les 20 mètres et qu'un jour de grand vent, en passant sous l'un d'entre eux, une noix de coco était tombée juste devant mes pieds. Un pas de plus et j'avais le crâne explosé en mille morceaux. Imaginez pour expliquer ça après...
Bref, ils ne rigolent pas trop de cette histoire et ils commencent à regarder ces fruits menaçants qui pendouillent au-dessus de nos têtes.
Puis nous changeons de sujet, passons au dessert (de la pastèque),et là, POF! une mangue atérit sur la table et fait valser deux assiettes, un verre et les pastèques.
Je leur suggère très fortement de bouger de place, mais ce sont des hommes, ils n'ont pas peur, eux. Je commençais vraiment à avoir peur de la situation. Au risque d'être ridicule, je prends une chaise en plastique que je retourne, et la garde sur ma tête.
Allez-y, moquez-vous, je vous y autorise. Mes collègues et les autres clients me voyant ainsi pensaient que j'avais perdu la tête. Je voulais juste la garder entière, au contraire!
Je n'ai pas peur du ridicule, mais sous les sourires moqueurs et le poids de la chaise, je décide de la remettre à sa place. Je la dépose et VLAN! je reçois une mangue verte sur la poitrine, ça fait très mal.
Mais la situation était, je l'avoue plus comique que grave...

Ah, GMS quand tu nous tiens...
par Sophie publié dans : GMS (histoires drôles pas drôles du tout en fait)
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Mercredi 8 novembre 2006

Cette fois-ci, je ne vais pas vous dévoiler l’histoire qui se cache derrière ces deux photos, ou du moins, pas tout de suite. Sachez qu’il n’y a aucun trucage et que ça m’a fait très, très, mais alors très mal …

 


Laissez libre cours à votre imagination et dévoilez-nous votre version la plus folle de l’histoire en laissant un commentaire. Lorsque plusieurs histoires auront été rajoutées, alors je vous dévoilerai la mienne…


Ca y est, j'ai rajouté la vraie histoire en réponse aux commentaires... (voir les commentaires donc!)

par Sophie publié dans : GMS (histoires drôles pas drôles du tout en fait)
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